Lauréat de la Chasse aux Piles 2025 avec 622 kilos de piles collectées, soit 1,68 kg par élève, le Groupe Scolaire Courtot Gervolino s’est imposé comme l’un des établissements les plus engagés de Nouvelle-Calédonie. Son directeur, Stéphane Boussemart, revient sur les ressorts d’une grande mobilisation et adresse un message d’engagement aux établissements qui n’ont pas encore franchi le pas.

Votre école a réalisé un score exceptionnel en 2025 : 622 kilos de piles collectées, soit 1,68 kg par élève. Comment expliquez-vous cette mobilisation ?

Piles
Chasse aux piles 2026 – l’affiche officielle.

Le déclic a été double. D’abord, la dimension pédagogique : sensibiliser les élèves au recyclage et au tri sélectif, c’est quelque chose qui a du sens au quotidien dans une classe. Et puis il y a l’aspect financier pour l’école. Quand on gagne, c’est un bonus non négligeable qui peut financer des projets qu’on n’aurait pas pu mener autrement.

Ce qui nous a vraiment surpris, c’est la vitesse à laquelle les choses se sont mises en place. Une petite communication auprès des familles et c’est parti très, très vite. Les élèves ont adhéré immédiatement. Et rapidement, on a vu que le mouvement dépassait le cadre familial strict : le réseau professionnel, la famille élargie, tout le monde a joué le jeu.

Comment les familles ont-elles réagi, et jusqu’où leur implication s’est-elle étendue ?

Les parents ont très bien joué le jeu, au-delà même de ce qu’on espérait. Ce qui m’a frappé, c’est que la mobilisation est allée bien au-delà du foyer : certains élèves ont sollicité leurs grands-parents, leurs oncles, leurs tantes, des collègues de travail de leurs parents. La corde de l’écologie, quand on tire dessus avec sincérité, elle résonne vraiment.

Et c’est exactement là que réside la force de ce concours : il part de l’école, mais il irrigue bien plus largement. Un élève convaincu devient un vecteur de sensibilisation pour tout son entourage. C’est un effet de démultiplication qu’on n’obtient pas avec une simple affiche dans un couloir.

Que diriez-vous aux directeurs d’établissements qui n’ont pas encore franchi le pas de l’inscription ?

Je leur dirais : lancez-vous, sans hésiter. Ce concours est très facile à organiser, tant au niveau de l’approche pédagogique que de la collecte. L’implication des familles vient naturellement, surtout quand on ancre le message dans l’écologie. Ce n’est pas une grosse charge organisationnelle et ça peut rapporter gros, dans tous les sens du terme.

Nous, on participe depuis que le concours existe. J’étais directeur dans un autre établissement à l’époque, et déjà on avait décroché plusieurs premiers prix. Mais jamais on n’avait explosé nos records comme en 2025. Alors oui, 2026, on y sera. Et pour les autres : il n’y a aucune raison de rester sur le bord du chemin.