La filière emballages engage non seulement les citoyens mais aussi les producteurs et les entreprises qui mettent des emballages sur le marché. La GBNC fait partie des adhérents de la première heure. Marie-Amélie Molia, Directrice Corporate Affairs & RSE du groupe, revient sur les raisons de cet engagement, sur ce que la filière change en pratique pour ses équipes et sur le message qu’elle adresse aux entreprises qui n’ont pas encore franchi le pas.
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Marie-Amélie, pourquoi la GBNC s’est-elle engagée dans la filière emballages de TRECODEC et qu’est-ce que ça représente pour le groupe ?
Ce qui est fondamental pour nous, c’est le devenir de nos emballages une fois qu’ils ont été consommés. Notre motivation première, c’est de savoir que le maximum de ces emballages pourra être envoyé dans des circuits de revalorisation locaux. Parce que c’est toujours préférable de faire travailler les entreprises calédoniennes avant d’exporter.
La GBNC a depuis longtemps cette logique en interne : envoyer nos déchets de production dans les circuits de revalorisation locaux. Aujourd’hui, nous en revectorisons déjà 95 %, que ce soient les déchets de brassage issus de la fermentation et de la fabrication de la bière, les emballages ou les boues de notre station d’épuration. S’engager dans la filière emballages de TRECODEC, c’était la continuité logique et naturelle de ce que nous avions déjà mis en place. Généraliser cette REP en Province Sud permet de toucher le plus grand nombre et d’amplifier cette dynamique collective.

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Comment cet engagement se traduit-il en interne, au quotidien pour vos équipes ?
Tous les départements de l’entreprise sont équipés de poubelles de tri. C’est une logique très quotidienne pour l’ensemble de nos employés. Nous organisons aussi des ateliers réguliers pour sensibiliser tout le monde à cette démarche. Les objectifs de développement durable et de revalorisation font partie de notre fonctionnement au quotidien.
Ce qu’on a construit en interne sur nos déchets de production, on veut que ça aille au-delà de nos murs. C’est pour ça que cette filière a du sens pour nous.
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Quel message adresseriez-vous aux entreprises qui ne se sont pas encore déclarées et aux Calédoniens pour les encourager à adopter les bons gestes de tri ?
Aux entreprises : il faut absolument rejoindre l’effort collectif. Il en va de l’avenir durable de notre territoire. Plus on est de producteurs déclarés à s’acquitter de cette éco-participation, plus on fait baisser son montant. Et c’est le consommateur final qui en bénéficie directement. Rentrer dans ce circuit avec TRECODEC, c’est contribuer à en améliorer le fonctionnement pour tout le monde.
Aux Calédoniens, je dirais : petit à petit. Les gestes de tri, c’est une logique de vie un peu difficile à changer. Alors commencez peut-être juste par le verre, juste par le plastique pour démarrer. Mais il faut vraiment s’engager dans cette démarche. C’est une préoccupation qui doit être celle de chacun d’entre nous.
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